BiographieBiography
Depuis 2006Since 2006
Artiste visuel contemporain né au Maroc, établi au Nouveau-Brunswick depuis 2023. Formé en arts plastiques et en pédagogie au Centre pédagogique régional de Casablanca, j'ai enseigné les arts visuels pendant plus de vingt ans, dont deux années comme professeur d'expression plastique et de design graphique à l'École des Beaux-Arts de Casablanca.
Ma pratique se construit par couches successives, en techniques mixtes sur toile et sur papier. Elle interroge ce qu'une trace conserve lorsqu'une autre vient la recouvrir, et ce qu'une forme garde de son sens lorsqu'elle passe d'une culture à une autre. Le signe y demeure lisible comme geste bien après avoir cessé de l'être comme langue.
Le travail va vers l'épure. Il retient peu d'éléments et leur demande beaucoup. Une figure, une surface, un intervalle. Ce que j'enlève compte autant que ce que je pose.
Depuis 2006, ce travail a été présenté dans plus de soixante-dix expositions individuelles et collectives au Maroc, en Europe et au Canada. Il figure dans des collections publiques et privées, dont celles du Musée Mohammed VI de Rabat, du ministère de la Culture du Maroc, du Centre communautaire Sainte-Anne de Fredericton et du Carrefour communautaire Beausoleil de Miramichi.
Photographe et vidéaste, je mène en parallèle une pratique de l'image et de la médiation culturelle auprès des enfants, des familles et des adultes.
« Un visage qu'on reconnaît à moitié est plus fort qu'un portrait fidèle, parce que celui qui regarde y met le sien. »Tawfiq Chichani
Contemporary visual artist born in Morocco, based in New Brunswick since 2023. Trained in visual arts and pedagogy at the Centre pédagogique régional in Casablanca, I taught visual arts for more than twenty years, including two years as a professor of visual expression and graphic design at the École des Beaux-Arts in Casablanca.
My practice is built in successive layers, in mixed media on canvas and paper. It asks what a mark keeps when another one covers it, and what a form retains of its meaning when it moves from one culture to another. The sign stays legible as gesture long after it has stopped being legible as language.
The work moves towards the essential. It holds few elements and asks a great deal of them. A figure, a surface, an interval. What I remove matters as much as what I put down.
Since 2006 this work has been shown in more than seventy solo and group exhibitions in Morocco, Europe and Canada. It is held in public and private collections, including the Mohammed VI Museum in Rabat, the Moroccan Ministry of Culture, the Centre communautaire Sainte-Anne in Fredericton and the Carrefour communautaire Beausoleil in Miramichi.
A photographer and videographer, I also maintain a practice in image-making and cultural mediation with children, families and adults.
"A face you half recognise is stronger than a faithful portrait, because the person looking puts their own into it."Tawfiq Chichani


- Portraits en mouvement statiquePortraits in Static MotionGalerie du Centre communautaire Sainte-Anne, Fredericton
- Quatre expositions individuelles au Nouveau-BrunswickFour solo exhibitions in New BrunswickDieppe, Moncton, Miramichi, Edmundston
- Résidence de création collectiveCollective creation residencyCarrefour communautaire Beausoleil, Miramichi
- Installation au Nouveau-BrunswickMove to New BrunswickMoncton, Canada
- Résidences et symposiumsResidencies and symposiumsAPAC, MarocMorocco
- Enseignement des arts visuelsTeaching visual artsCasablanca, MarocMorocco
- Arts plastiques et pédagogieVisual arts and pedagogyCentre pédagogique régional de Casablanca
ŒuvresWorks
100 œuvres100 works
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Centre d'art Beausoleil, MiramichiCentre d'art Beausoleil, Miramichi
Collection privéePrivate collection
Collection privéePrivate collection
Collection privéePrivate collection
Collection privéePrivate collection
Collection privéePrivate collection
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Collection privéePrivate collection
Un minimalisme épuréA Pared-Down Minimalism
Texte critiqueCritical essay
Apprendre à œuvrer : une durée
Il y a des parcours instructifs et éclairants qui mettent en évidence l'exigence de formation et de recherche. Ils se distinguent d'emblée par leur respect méticuleux des impératifs de la formation sur la longue durée. Menés selon les normes du professionnalisme, ils finissent inévitablement par produire des œuvres saines, salutaires. Car une œuvre d'art authentique s'offre à quiconque l'approche comme le lieu d'une rencontre fusionnelle entre une subjectivité créatrice et un corpus de connaissances, de schèmes, de sensations et de postures finement élaborées — le tout assimilé au fil du temps et au prix d'efforts permanents, de propositions plastiques expérimentées, de souffrances éprouvées, de réussites méritées.
L'entreprise artistique de Tawfiq Chichani s'inscrit dans le sillage de ces parcours savants de longue haleine. Ce plasticien confirmé, doublé d'un enseignant d'éducation plastique altier et attentif et d'un designer assidu et créatif, a pris le chemin, le long et difficultueux chemin qui convient : celui de la formation ; la formation longue et efficace. Élève en éducation plastique dès le lycée, Tawfiq a dû passer le concours du Centre Pédagogique Régional de Casablanca et a pu ainsi y poursuivre une formation approfondie en arts plastiques. Il fut nommé professeur de cette discipline à Casablanca dès 1999. Depuis, il n'a pas cessé de creuser son sillon. Enseignant rivé à sa tâche d'enseigner les arts plastiques, il s'ingénie aussi à élaborer sa propre œuvre. Designer pointu et averti, il voue aussi une passion particulière à l'édition d'art. Pas étonnant s'il décroche, en 2007 à Casablanca, le 1er Prix du Concours de la Chambre Espagnole du Commerce & de l'Industrie. Depuis, il multiplie les expositions tant individuelles que collectives.
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Œuvrer : une gestique de l'épure
La démarche artistique de Tawfiq repose sur des repères solides : Nicolas de Staël, Antoni Tàpies, Yves Klein, l'Art minimal. Ces références, quand elles sont bien éprouvées et maîtrisées, permettent de dessiller le regard et de libérer la main. Tout indique en effet que du grand maître de l'après-guerre, Nicolas de Staël, Chichani a appris à saisir le fond de la réalité naturelle pour pouvoir par la suite en transposer les traits les plus saillants et expressifs dans un contenu abstrait. De Tàpies, il s'est ingénié à maîtriser la technique du collage, de l'empâtement et du grattage. De même qu'en s'initiant aux techniques de l'Art minimal, il a pu intégrer à quel point les tenants de cet art se sont inspirés du principe élaboré par l'architecte allemand Ludwig Mies van der Rohe selon lequel « Less is more » (« Moins c'est plus »).
Solidement outillé, Tawfiq n'a de cesse d'aspirer, en plasticien authentique, à la singularité. Aussi œuvre-t-il constamment afin de produire un style de peinture personnalisé. Il creuse son sillon par lui-même, à ses risques et périls. Il allie allègrement maîtrise technique et sens des formes et des couleurs. Il manie avec aisance une technique mixte dans le cadre d'une abstraction aux tonalités particulièrement subjectivistes. Habité par la passion d'œuvrer pour rendre l'inédit, il manipule une multitude de matériaux. Les éléments graphiques et plastiques, mêlés et soutenus par un chromatisme sobre et minimaliste, confèrent à Chichani la possibilité d'exprimer sans redondance ou lourdeur les formes, la profondeur, l'ombre et la lumière. Cette savante opération d'épuration et de soustraction lui permet aussi de ramener l'acte pictural à sa fin ultime : une pure possibilité visuelle. L'œuvre achevée en fonction de ce principe devient une forme de cérémonie silencieuse du visible intégral où sujets, thèmes, motifs sont suspendus pour concentrer le regard sur l'activité picturale qui n'est au bout du compte qu'une émanation de la pure intériorité du peintre lui-même.
Une question s'impose toutefois : les formes savamment étalées sur le corps de la toile, avec la rapidité d'exécution que l'on devine, cherchent-elles à saisir quelque chose qui ne cesse de se dérober, à rendre visible ce qui a fini par échapper à toute forme de visibilité cohérente et ordonnée ? Autrement dit, la question du sens peut-elle être éludée ?
Il y a quelque temps, le grand peintre français Pierre Soulages commentait en ces termes la sortie de deux livres consacrés à son œuvre :
« Quand je peins, je suis attentif à ce que je ne sais pas : à ce qui advient sur la toile et qui échappe à mes intentions. La réflexion vient après et non avant. C'est ce que je fais qui m'apprend ce que je cherche. »
On ne peut rêver meilleure leçon sur la relation ambiguë entre l'œuvre d'art et son potentiel de signification. Le peintre peint d'abord et ce n'est qu'une fois l'œuvre achevée que la réflexion se déclenche : par l'artiste lui-même ou par la critique ou le public. Et cette réflexion pourrait, si elle est bien menée, mettre en relief ce que la force créative de l'artiste tenait en latence avant le passage à l'acte. Bien évidemment, la démarche plastique de Tawfiq Chichani illustre, à sa manière et dans la stricte mesure du parcours particulier qui la porte et l'initie, ce long processus de construction du sens qu'une œuvre produit, déploie ou inspire.
Par sa formation et ses références, son entreprise plastique et ses productions, Tawfiq se veut pleinement et incontestablement moderniste. Et qu'est-ce que le modernisme en peinture, sinon le fait que cette dernière est devenue, à l'orée de l'âge contemporain, un art pur qui ne renvoie plus à rien d'autre qu'à lui-même. Aussi le tableau se transforme-t-il souvent, dans les œuvres abstraites les plus abouties, en donné perceptif pur. Comme toute peinture authentiquement moderniste, celle élaborée par Chichani ne cherche nullement à nous communiquer un quelconque contenu ou point de vue sur le monde. Elle nous invite plutôt à entrer en communion avec elle par une sorte de mise entre parenthèses des contenus — sujets, thèmes, motifs — pour concentrer le regard uniquement sur les procédés, les formes et les traits stylistiques comme possibilités visuelles. Cérémonie « silencieuse » du visible intégral, l'acte créatif de Chichani fait de la couleur, de la lumière et du jeu des formes une féerie festive qui ne tend vers rien d'autre que la célébration de l'activité du peintre.
L'activité picturale au sens strictement moderniste n'a pas pour finalité de nous éclairer sur une quelconque « profondeur » psychique, et nous préserve ainsi de toute tentation de voyeurisme. Intérieure sans être introspective, l'expérience plastique de Tawfiq se révèle d'un mutisme qui suspend le murmure anodin des sentiments, le miroitement allusif des états d'âme. Elle est pure mise en forme et en scène d'un contenant sans contenu : un écho sans voix, un objet sans arrière-fond, une topique inhabitée. Seul le travail pictural constitue le principe organisateur qui structure et ordonne l'unité stylistique de l'œuvre : équilibre, mesure, harmonie, sobriété, minimalisme ; éléments purement plastiques et scrupuleusement élaborés avec un sens subtil de l'épure.
Il n'est pas écarté toutefois que l'œil averti perçoive dans les travaux de Chichani les tonalités d'un paysagisme abstrait finement construit. À condition de préciser que le plasticien approche en effet la thématique du paysage, mais pas comme le ferait un figuratif convaincu avec l'intention de rester fidèle à la réalité — plutôt à partir d'un faisceau de préoccupations essentiellement plastiques et esthétiques. À cette fin, Chichani commence par suspendre les thèmes picturaux classiques naguère dominants dans la peinture de paysage : présence de l'élément naturel, unité du site, profondeur de l'espace. C'est l'ordre visuel qui prime. En ce sens que toute représentation identifiable du paysage est exclue au profit d'une visibilité plastique épurée. Ce procédé vise, cela va sans dire, à traduire les sensations intérieures. Pas étonnant si cette mise en forme visuelle peut avoir un effet comparable à celui de la musique. La toile devient un topos plastique tissé et strié par les relations, à la fois opaques et transparentes, entre plein et vide, dense et léger, proche et lointain, intérieur et extérieur, rêve et réalité. C'est le ressenti qui est rendu, c'est l'intériorité qui est objectivée, c'est le vécu sensible qui est mis en forme et, par là même, rendu sensible.
Référons-nous plutôt à l'esthète philosophe pour esquisser un épilogue :
« L'artiste ne perçoit pas des objets ; il est sensible à un certain rythme — singulier et universel — sous la forme duquel il vit sa rencontre avec les choses, et qui érode et corrode les objets jusqu'à ce qu'ils soient assez légers, assez dégagés de l'esprit de pesanteur, pour pouvoir entrer dans la danse et venir à nous, comme dit Nietzsche, sur des pattes de colombes. Voilà le sens vrai de l'abstraction (…) Abstraire, c'est extraire du monde arythmique de l'action les éléments capables de s'émouvoir et de se mouvoir rythmiquement. »
Henri Maldiney, « Le faux dilemme de la peinture : abstraction ou réalité ? », dans Regard, parole, espace, Éditions du Cerf, Paris, 2012, p. 17.
Learning to make: a duration
There are instructive, illuminating careers that make plain the demands of training and research. They stand out from the start by their meticulous respect for the requirements of long-term training. Conducted according to the standards of professionalism, they inevitably end up producing sound, salutary work. For an authentic work of art offers itself to anyone who approaches it as the site of a fusional encounter between a creative subjectivity and a body of knowledge, of schemas, of sensations and of finely elaborated postures — all of it absorbed over time and at the price of constant effort, of tested visual propositions, of suffering endured, of success deserved.
The artistic undertaking of Tawfiq Chichani belongs to the lineage of these long, learned careers. This accomplished artist — who is also a proud and attentive teacher of visual education and a diligent, creative designer — took the road, the long and arduous road that is fitting: that of training; long and effective training. A student of visual education from secondary school onwards, Tawfiq had to sit the entrance examination of the Centre Pédagogique Régional in Casablanca, where he was able to pursue an in-depth training in the visual arts. He was appointed a teacher of that discipline in Casablanca in 1999. Since then he has never stopped ploughing his furrow. A teacher devoted to his task of teaching the visual arts, he also applies himself to building his own body of work. A sharp and well-informed designer, he likewise has a particular passion for art publishing. No surprise, then, that in 2007 in Casablanca he won First Prize in the competition of the Spanish Chamber of Commerce & Industry. Since then, his solo and group exhibitions have multiplied.
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Making: a gesture of the pared-down
Tawfiq's artistic approach rests on solid reference points: Nicolas de Staël, Antoni Tàpies, Yves Klein, Minimal Art. These references, when thoroughly tested and mastered, open the eye and free the hand. Everything indicates that from the great post-war master Nicolas de Staël, Chichani learned to grasp the substance of natural reality in order then to transpose its most salient and expressive features into an abstract content. From Tàpies, he worked to master the technique of collage, impasto and scraping. Likewise, in familiarising himself with the techniques of Minimal Art, he was able to absorb the extent to which the proponents of that art drew on the principle formulated by the German architect Ludwig Mies van der Rohe, according to which "Less is more".
Solidly equipped, Tawfiq never ceases to aspire, as an authentic artist, to singularity. So he works constantly to produce a painting style of his own. He ploughs his furrow by himself, at his own risk. He cheerfully combines technical mastery with a sense of form and colour. He handles mixed media with ease within an abstraction of markedly subjectivist tonalities. Inhabited by the passion to work towards the unprecedented, he handles a multitude of materials. The graphic and plastic elements, mingled and supported by a sober, minimalist chromatism, give Chichani the possibility of expressing form, depth, shadow and light without redundancy or heaviness. This skilful operation of purification and subtraction also allows him to bring the pictorial act back to its ultimate end: a pure visual possibility. The work completed according to this principle becomes a kind of silent ceremony of the integral visible, in which subjects, themes and motifs are suspended so as to concentrate the gaze on the pictorial activity, which is in the end only an emanation of the painter's own pure interiority.
One question nonetheless imposes itself: do the forms so skilfully spread over the body of the canvas, with the speed of execution one can sense, seek to grasp something that keeps slipping away, to make visible what has ended up escaping any coherent and ordered form of visibility? In other words, can the question of meaning be avoided?
Some time ago, the great French painter Pierre Soulages commented in these terms on the publication of two books devoted to his work:
« When I paint, I am attentive to what I do not know: to what happens on the canvas and escapes my intentions. Reflection comes afterwards and not before. It is what I do that teaches me what I am looking for. »
One could not dream of a better lesson on the ambiguous relationship between the work of art and its potential for meaning. The painter paints first, and it is only once the work is finished that reflection is triggered: by the artist himself, or by the critic, or by the public. And that reflection could, if well conducted, bring out what the artist's creative force held in latency before the passage to the act. Obviously, Tawfiq Chichani's visual approach illustrates, in its own way and strictly within the measure of the particular path that carries and initiates it, this long process of construction of the meaning that a work produces, unfolds or inspires.
By his training and his references, his visual undertaking and his productions, Tawfiq claims to be fully and incontestably modernist. And what is modernism in painting, if not the fact that painting became, at the dawn of the contemporary age, a pure art that no longer refers to anything but itself. So the picture often turns, in the most accomplished abstract works, into pure perceptual given. Like any authentically modernist painting, the painting Chichani develops in no way seeks to communicate to us any content or point of view on the world. It invites us rather to enter into communion with it through a kind of bracketing of contents — subjects, themes, motifs — in order to concentrate the gaze solely on the procedures, the forms and the stylistic traits as visual possibilities. A "silent" ceremony of the integral visible, Chichani's creative act makes of colour, light and the play of forms a festive enchantment that tends towards nothing other than the celebration of the painter's activity.
Pictorial activity in the strictly modernist sense does not aim to enlighten us about any psychic "depth", and thus preserves us from any temptation of voyeurism. Inward without being introspective, Tawfiq's visual experience proves to be of a muteness that suspends the innocuous murmur of feelings, the allusive shimmer of moods. It is the pure shaping and staging of a container without content: an echo without voice, an object without background, an uninhabited topos. Only the pictorial work constitutes the organising principle that structures and orders the stylistic unity of the work: balance, measure, harmony, sobriety, minimalism — purely plastic elements, scrupulously elaborated with a subtle sense of the pared-down.
It is not excluded, however, that the trained eye may perceive in Chichani's works the tonalities of a finely constructed abstract landscape painting. Provided it is specified that the artist does indeed approach the theme of landscape, but not as a convinced figurative painter would, with the intention of remaining faithful to reality — rather from a cluster of essentially plastic and aesthetic preoccupations. To this end, Chichani begins by suspending the classical pictorial themes that once dominated landscape painting: the presence of the natural element, the unity of the site, the depth of space. It is the visual order that prevails. In the sense that any identifiable representation of landscape is excluded in favour of a pared-down visual presence. This procedure aims, needless to say, to render inner sensations. No surprise if this visual shaping can have an effect comparable to that of music. The canvas becomes a plastic topos woven and striated by relations, at once opaque and transparent, between full and empty, dense and light, near and far, inside and outside, dream and reality. It is the felt that is rendered, it is interiority that is objectified, it is lived sensation that is given form and, by that very fact, made sensible.
Let us turn instead to the philosopher-aesthete to sketch an epilogue:
« The artist does not perceive objects; he is sensitive to a certain rhythm — singular and universal — in the form of which he lives his encounter with things, and which erodes and corrodes objects until they are light enough, free enough of the spirit of gravity, to be able to enter the dance and come to us, as Nietzsche says, on doves' feet. That is the true meaning of abstraction (…) To abstract is to extract from the arrhythmic world of action those elements capable of being moved and of moving rhythmically. »
Henri Maldiney, "Le faux dilemme de la peinture : abstraction ou réalité ?", in Regard, parole, espace, Éditions du Cerf, Paris, 2012, p. 17.
ExpositionsExhibitions
AffichesPosters
- Portraits en mouvement statiqueGalerie du Centre communautaire Sainte-Anne, Fredericton, N.-B. · 14 mai au 22 juinGalerie du Centre communautaire Sainte-Anne, Fredericton, N.B. · 14 May to 22 JuneIndividuelleSolo
- Le visage (monde), une cartographie des émotionsGalerie ART-ARTISTE, Dieppe, N.-B. · 11 au 27 septembreGalerie ART-ARTISTE, Dieppe, N.B. · 11 to 27 SeptemberIndividuelleSolo
- Entre le moi et l'autreGalerie Moncton Gallery, Moncton, N.-B.IndividuelleSolo
- Grimaces, la force de l'authenticitéGalerie ARTcadienne, Carrefour communautaire Beausoleil, Miramichi, N.-B. · 1er février au 10 marsGalerie ARTcadienne, Carrefour communautaire Beausoleil, Miramichi, N.B. · 1 February to 10 MarchIndividuelleSolo
- Miroirs de l'imaginaireCentre des arts La petite église, Edmundston, N.-B. · 6 février au 16 maiCentre des arts La petite église, Edmundston, N.B. · 6 February to 16 MayIndividuelleSolo
- Valse à deux tempsGalerie Nadar, Casablanca, MarocMoroccoIndividuelleSolo
- Musée Mohammed VIRabat, MarocMoroccoCollectiveGroup
- La frénésie de la peintureHôtel Hyatt Regency, Casablanca, MarocMoroccoIndividuelleSolo
- Mains de lumièreVilla des Arts Casablanca, Tétouan, Tanger, Fès, RabatCollectiveGroup
- Galerie Pierre-Alain ChallierParis, FranceCollectiveGroup
- Art TentationMonacoCollectiveGroup
- Musée Monestir de PedralbesBarcelone, EspagneBarcelona, SpainCollectiveGroup
ParcoursCareer
Artiste visuel, photographe, vidéasteVisual artist, photographer, videographer
FormationEducation
- Arts plastiques et pédagogieVisual arts and pedagogyCentre pédagogique régional de Casablanca
- Baccalauréat en arts plastiquesBaccalaureate in visual artsLycée Jaber Bnou Hayyane, Casablanca
EnseignementTeaching
- Enseignant d'arts visuelsVisual arts teacherCasablanca, MarocMorocco
- Professeur d'expression plastique et de design graphiqueProfessor of visual expression and graphic designÉcole des Beaux-Arts, Casablanca
Prix et acquisitionsAwards and acquisitions
- Subventions artsnb, Création et Infrastructureartsnb grants, Creation and InfrastructureConseil des arts du Nouveau-BrunswickNew Brunswick Arts Board
- Acquisitions d'œuvres, quatre années consécutivesAcquisitions, four consecutive yearsMinistère de la Culture, Rabat, MarocMinistry of Culture, Rabat, Morocco
- Premier prix, Chambre espagnole de commerceFirst prize, Spanish Chamber of CommerceCasablanca, MarocMorocco
Résidences et symposiumsResidencies and symposiums
- Résidence de création collectiveCollective creation residencyCarrefour communautaire Beausoleil, Miramichi
- Fresque murale, 40e Forum international d'AssilahMural, 40th Assilah International ForumAssilah, MarocMorocco
- Résidence Eurythmy, Art L'mkanEurythmy residency, Art L'mkanBerrechid, MarocMorocco
- Symposium international AACAAC international symposiumParis, France
CollectionsCollections
- Musée Mohammed VI, RabatMohammed VI Museum, RabatMarocMorocco
- Ministère de la Culture, RabatMinistry of Culture, RabatMarocMorocco
- Centre communautaire Sainte-Anne, FrederictonCanada
- Carrefour communautaire Beausoleil, MiramichiCanada
- SAHAM Assurance, Crédit Agricole, CAIXACasablanca, MarocMorocco
Contact
- CourrielEmail
- infotawfiq@gmail.com
- TéléphonePhone
- 506 962-7579
- AtelierStudio
- Moncton, Nouveau-Brunswick
CanadaMoncton, New Brunswick
Canada - Visite d'atelierStudio visit
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